Soirée de soutien aux étudiant.e.s étranger.e.s

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Soirée de soutien aux étudiant.e.s étranger.e.s avec concert (Reggae, Rap)/ bouffe / info organisée par l’Antenne universitaire du RESF86 (Réseau Education Sans Frontières).

Au programme : de l’info, à boire et à manger, et de la musique avec V’dit:strict (reggae), Gee (guitare) et Dynastik (rap). Entrée libre et gratuite.

Depuis 2009 l’antenne universitaire RESF défend les étudiants étrangers empêchés de poursuivre leurs études, harcelés administrativement, judiciairement, et parfois, expulsés.

À chaque rentrée universitaire de nombreux étudiants sont victimes des décisions préfectorales :

– refus de renouvellement de leur titre de séjour,

– harcèlement administratif,

– paiement répétitif de sommes d’argent considérables,

– dysfonctionnements permanents qui ne permettent pas la poursuite sereine des études.

De nombreux étudiants sont ainsi poussés dans la précarité, dans l’illégalité, et menacés d’expulsion.

Cette situation locale n’est que la concrétisation d’une politique nationale xénophobe, qui fait des étrangers une menace, et des étudiants une population suspecte, à sélectionner.

L’antenne universitaire est formée d’étudiants et professeurs, étrangers et français. Nous partageons nos connaissances afin de soutenir les étudiants en difficultés, les accompagner dans leurs démarches et empêcher les expulsions. Nous exigeons la fin de cette politique de harcèlement et le droit à poursuivre ses études, quelles que soient son origine, sa nationalité, son milieu social.

Rejoignez nous !

Solidarité avec Mohamed !

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Mohamed est un étudiant de Poitiers, inscrit en master depuis septembre 2012. Il n’avait jusqu’alors jamais rencontré de difficultés particulières dans son parcours mais cette année scolaire a été pour lui semée d’embûches administratives. Après avoir été ballotté de consulat en consulat, dans un couteux tour de France, afin de renouveler son passeport venu à expiration, c’est finalement l’obtention de son titre de séjour, auprès de la préfecture de Poitiers, qui se révèlera la plus malaisée.

Mohamed est tunisien et il est pris dans l’engrenage infernal réservé aux étrangers, réduit au rang de « quota » par une volonté politique de contrôle. Dernièrement, la préfecture lui réclame un peu plus de 400 euros, en échange de son titre de séjour, afin de pallier son irrégularité. Et même lorsque cette irrégularité a été contestée au guichet, démonstrations juridiques à l’appui, l’administration préfectorale s’arrange pour remplacer son raisonnement défaillant par un autre.

Il est aujourd’hui happé dans le cercle vicieux du « sans papier ». Il se retrouve sans moyen de payer son titre de séjour, en l’absence duquel trouver un travail pour espérer régler la somme demandée, ou même subvenir à ses besoins est irréalisable. Il est par ailleurs coincé à Poitiers dans l’impossibilité de rendre visite à sa famille en Tunisie puisque sans titre de séjour toute sortie du territoire est définitive.

Un recours a été intenté par son avocate, afin de contester la mesure préfectorale lui imposant de régler un titre de régularisation. Cependant, dans l’attente d’une lointaine décision du tribunal administratif, nous avons choisi d’en appeler à votre solidarité matérielle afin de réunir la « rançon » (le mot est faible) et permettre à Mohamed de reprendre le cours de ses études.

Merci d’envoyer un chèque (avec la mention « Solidarité avec Mohamed » au dos), à l’ordre de RESF86, du montant qui vous convient, à RESF86, Ligue de l’Enseignement, 18 rue de la Brouette du Vinaigrier 86000 Poitiers.

Face a la machine répressive la solidarité paie !

Nous sommes le Jeudi 14 mars, comme tous les jours, la Police Aux Frontières de Lyon fait son sale boulot. A midi, Boubakar est contrôlé, sans papiers, il est arrêté.

Adhérent de la CGT privés d’emploi et précaires notre ami et camarade appelle alors immédiatement l’un de nos militants. Les sms tournent, et rapidement ce sont près d’une quarantaine de personnes qui se retrouvent devant les bureaux de la PAF.

La solidarité dont ont fait preuve les amis, les camarades de différentes organisations politiques ou syndicales a, ce-jour, permis de faire suffisamment pression pour que Boubakar soit libéré quelques heures plus tard sans mandat administratif, Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) ou convocation ultérieure.

Mais aujourd’hui, et comme des milliers d’autres, il reste dans une situation de précarité indigne ! Si nous avons pu obtenir sa libération, il n’est cependant toujours pas régularisé. Il reste ainsi à la merci des patrons profitant de sa situation irrégulière pour le payer à coup de lance-pierre et n’a toujours pas accès à un logement décent.

La libération du camarade nous rappelle la possibilité d’obtenir des victoires ! Petites certes, puisqu’il n’est toujours pas régularisé et que des milliers de sans-papiers continuent, pour l’instant, de subir la machine à expulser. Mais des victoires cependant importantes car elles nous rappellent qu’à une quarantaine, ce que nous arrivons à faire aujourd’hui pour un camarade nous pourrions, le faire pour tous les autres en étant suffisamment nombreux et organisés !

Nous devons renforcer le mouvement et les organisations de solidarité qui se battent pour des papiers pour tous et toutes. Cependant cela ne suffira jamais. Seule la force d’un véritable élan révolutionnaire issu des classes dominées peut permettre une réelle solidarité envers les camarades travailleurs-ses exploité-e-s étrangers-ères soumis à l’arbitraire administratif. C’est là la grande tâche qui incombe aux communistes, que de participer à la mise en œuvre d’une telle force.

En attendant de triompher, nous revendiquons des papiers pour tous ! Jusqu’au jour où il n’y aura plus de papiers du tout !

source : Union Pour le Communisme
20 mars 2013

[Rennes] Journées sans frontières

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Lundi 8 Avril

12h au hall B :
Jeu des migrants avec la CIMADE

18h amphi B7 :
Réunion publique : projection d’extraits de « Comment peut on être français » de Négar Zoka et de « Vol spécial » de Fernand Melgar
Suivi d’un débat

Mardi 9 Avril

12h, Ferme de la Harpe :
Action théâtrale

NI SÉLECTION NI EXPULSION !
Réunion tout les mardis à 18h30 dans les salles F (préfabriquées) du campus de Villejean
contact : rusf35[chez]laposte[point]net

[Toulouse] Semaine du RUSF

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Lundi 8 avril

12 h : Repas et présentation du RUSF de Toulouse
Université du Mirail – Local de l’AGET/FSE (ou devant l’Arche s’il fait beau)

19H : Discussion-débat sur les droits des étranger-es avec une avocate spécialisée
Casc – 10 bis Rue Colonel Driant

Mardi 9 avril

12h Table de presse à l’IUT 1
Université de Toulouse Capitole – en face du RU

Mercredi 10 avril

19h : Projection du film « Les arrivants »
Pisseria Belfort – Place Belfort – 2 rue bertrand de Born

Vendredi 12 avril

15H : ATELIER d’AUTODEFENSE JURIDIQUE avec le Comité d’Autodéfense juridique
Centre Social Atuogéré – 2 rue du Faubourg Bonnefoy

20H Vendredi de la solidarité
Centre Social Atuogéré – 2 rue du Faubourg Bonnefoy

RUSF TOULOUSE :
Permanence le jeudi entre 12h et 14h au local AGET/FSE – Université du Mirail
rusftoulouse[chez]gmail[point]com – 06 45 42 77 76

Des étudiants étrangers préoccupés

Une quarantaine d’étudiants étrangers avaient répondu à l’invitation à une soirée de débat et festive, proposée par l’antenne universitaire de RESF (Réseau éducation sans frontière), jeudi soir, à la Cité Descartes, sur le campus. Parmi ceux-ci, une majorité d’Africains et de Chinois. « Le premier diplôme qu’obtient un étudiant étranger en France, c’est son titre de séjour », sourit l’un d’eux. Un sourire un peu crispé car les témoignages révèlent qu’il n’est pas simple de l’obtenir. « Depuis le changement de gouvernement, il y a moins d’Obligation de quitter le territoire. L’OQTF, c’est le cas ultime. Le quotidien, c’est le renouvellement du titre de séjour. C’est plus insidieux », observe l’un des animateurs de l’antenne universitaire Réseau éducation sans frontière, créé en 2009.

Les demandes de la préfecture de la Vienne sont considérées « comme obscures, arbitraires ». Prouver que 600 € figurent chaque mois sur son compte bancaire lui serait propre. « C’est dommage de venir en France pour étudier et de se trouver confrontés à ces problèmes. Tu es anéanti, détruit, tu en gardes des séquelles. Si j’avais su que je vivrais ça, je ne serais pas venu en France », témoigne un Sénégalais qui a échappé de justesse à une expulsion.

D’où cette urgence qui s’exprime dans la salle : « Il faut sortir de nos cachettes et exposer nos problèmes au grand jour. Il y a des drames sur lesquels nous fermons les yeux. Il ne faut pas adopter un rôle de victime mais prendre notre destin en main. Si on est indifférent, laxiste, la situation va empirer. Il faut agir ».

La représentante de Maeva (Mission d’accueil des étudiants venus d’ailleurs) les invite « à parler dès qu’apparaît un problème, de ne pas attendre d’en être au 3e ou 4e récépissé remis par la préfecture ou de recevoir une Obligation de quitter le territoire ». Ce dispositif étudiant au service des associations les accompagne dans leurs démarches administratives.

Le jeudi 4 avril aura lieu une nouvelle rencontre à la faculté de lettres avec les présences d’une avocate, de la Cimade et de RESF. « Il faut monter la valeur humaine de l’étudiant étranger », a avancé une jeune Asiatique. Des étudiants qui devraient être source d’enrichissement pour les habitants du pays d’accueil.

> RESF apporte une aide individuelle pour les démarches administratives et juridiques et mène des actions de sensibilisation, d’informations au sein des facultés.
Contact : sesp(chez)hotmail(point)fr

Marie-Catherine Bernard, La Nouvelle République,
2 avril 2013

[Conf/débat] La situation des étudiant-e-s étranger-e-s en 2013

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Les membres de l’antenne universitaire du RESF 86 vous invitent le jeudi 4 avril 2013 à 18h à une conférence/débat sur la situation des étudiant-e-s étranger-e-s en 2013.

Celle-ci se tiendra dans l’amphi 1 de l’UFR Lettres et Langues sur le campus de Poitiers en présence de Jessy Renner, avocate au Barreau de Poitiers, et de Yves Judde de Larivière, membre du groupe CIMADE de Poitiers. Entrée libre.